Enseignants sénégalais en Guinée : la coopération plutôt que l’ultimatum, selon Alioune Tine

Face à l’ultimatum du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche aux enseignants sénégalais exerçant en Guinée – « choisir entre les deux pays » –, la voix d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, s’élève pour proposer une autre voie. Pour ce défenseur des droits humains, exiger un choix aussi radical est anachronique et contraire à l’universalité de la mission académique.

« La vocation naturelle des universitaires est de circuler, de partager le savoir au-delà des frontières », rappelle-t-il, rejetant l’idée d’une double affectation comme une « trahison ». Il y voit au contraire une chance pour le rayonnement des compétences sénégalaises, à condition d’être organisée de manière constructive.

Sa recommandation est claire : remplacer l’injonction par la négociation. Il appelle à une concertation urgente entre la Guinée et le Sénégal pour créer un cadre de coopération inter-universitaire officialisé. « Enseigner en Guinée et au Sénégal doit rester possible », conclut-il, prônant le dialogue diplomatique et académique comme seule issue positive pour les deux pays, leurs universités et leurs enseignants.

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