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Conseil des ministres : justice, dialogue national, développement de Kolda et diplomatie économique au cœur des priorités

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 29 avril 2026 sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qui a axé sa communication sur plusieurs dossiers stratégiques liés à la gouvernance, au développement territorial et à la coopération internationale.

Abordant l’esprit du dialogue national, le président de la République a annoncé le renforcement du caractère inclusif du processus, après la relecture des recommandations issues des concertations sur la réforme de la justice et du système politique tenues en 2024 et 2025. Il a rappelé l’importance de la date du 28 mai, instituée Journée du dialogue national, soulignant que ces réformes visent notamment la modernisation de la gouvernance publique, de la justice et du système démocratique.

Revenant sur sa tournée économique dans la région de Kolda du 23 au 25 avril, le chef de l’État a salué la mobilisation des populations et des autorités locales. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer les projets en cours, notamment dans les secteurs agricole et industriel, avec un accent particulier sur les filières cotonnière et arachidière ainsi que le développement du bassin de l’Anambé pour renforcer la production rizicole. Il a également instruit le gouvernement d’accélérer la réhabilitation de l’aéroport de Kolda, de renforcer les infrastructures routières, scolaires et sanitaires, tout en veillant à la préservation de l’environnement.

Le président a par ailleurs évoqué sa participation à la 85e édition du Daaka de Médina Gounass, une importante retraite spirituelle, saluant l’organisation et les dispositions sécuritaires mises en place pour le succès de cet événement religieux d’envergure internationale.

Sur le plan diplomatique, il est revenu sur la 7e Conférence des ambassadeurs et consuls du Sénégal, insistant sur la nécessité d’ancrer une diplomatie économique dynamique, en cohérence avec la vision « Sénégal 2050 ». Il a appelé à renforcer l’attractivité du pays, mobiliser davantage de financements internationaux et développer des partenariats stratégiques, tout en améliorant l’encadrement des Sénégalais de la diaspora.

Le chef de l’État a également souligné l’importance du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, dont la 10e édition s’est tenue récemment, en demandant la valorisation de ses conclusions dans les politiques régionales et continentales. Il a en outre insisté sur la vulgarisation de l’histoire générale du Sénégal dans les programmes éducatifs, afin de renforcer la conscience historique et culturelle nationale.

De son côté, le Premier ministre a mis en exergue la problématique de la nutrition, révélant que la sous-nutrition représente un coût estimé à 856 millions de dollars par an, soit 3,2 % du revenu national brut. Il a plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques, l’actualisation des stratégies nationales et la mise en place d’une plateforme digitale de gestion des données multisectorielles.

Le chef du gouvernement a également fait le point sur plusieurs projets structurants, notamment dans le secteur de la santé avec l’état d’avancement d’infrastructures hospitalières majeures et de projets liés à la souveraineté pharmaceutique. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en exploitation du port minéralier de Bargny-Sendou, tout en levant les contraintes liées à son alimentation en eau.

Dans le cadre de la modernisation de l’administration, il a demandé la dématérialisation progressive des démarches administratives, notamment pour les actes d’état civil et les permis de conduire, afin d’améliorer la qualité du service public. Il a enfin salué la signature du Pacte de stabilité sociale avec les partenaires sociaux, appelant à une mise en œuvre rigoureuse des engagements pris.

Au titre des textes adoptés, le Conseil a validé plusieurs projets de loi, notamment ceux relatifs à la ratification d’amendements du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, à l’adhésion à l’Organisation mondiale de l’eau et à la modification de la loi sur la carte d’identité biométrique CEDEAO.

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