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VIH, drogues et pièges sur Instagram : un réseau démantelé à Thiès

C’est une affaire sordide qu’ont dénouée les policiers de la Sûreté Urbaine de Thiès. Quatre individus, âgés d’une vingtaine d’années, ont été présentés au parquet le 10 juillet pour un cocktail de délits : actes contre nature, trafic de drogues dures, escroqueries en ligne et, surtout, mise en danger mortelle de leurs partenaires sexuels.

L’opération coup de poing à Nguinth
Tout commence le 4 juillet, quand les enquêteurs investissent un studio loué par l’un des suspects. Sur place, six personnes, mais deux s’échappent en sautant du balcon. Dans la chambre, la police met la main sur du chanvre indien, de la MDMA, du « Sousse », une pipe à crack artisanale, et des accessoires sexuels.

Des aveux et des mensonges
Face aux enquêteurs, les suspects craquent. L’un d’eux avoue des relations régulières avec le chef présumé du groupe, qui finit par confirmer. Le troisième était en couple avec un fuyard. Le quatrième, lui, se livre à un drôle de business : il se fait passer pour une femme sur Instagram, attire des clients, puis leur facture des appels vidéo… en diffusant une vidéo porno téléchargée. Il assume l’arnaque, mais nie toute pratique homosexuelle.

Le drame du VIH
Le drame prend une autre ampleur quand le principal suspect déclare être séropositif depuis 2015 – sous traitement, précise-t-il. Mais un autre membre du groupe, lui, ignorait tout de sa contamination. Les tests l’ont révélé. Entre-temps, il a eu des rapports non protégés avec de nombreux partenaires, hommes et femmes, et est le père d’un petit garçon.

Les enquêteurs ont déjà identifié d’autres complices potentiels. Tous risquent de lourdes peines, notamment pour transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.

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