Le Sénégal réaffirme son engagement pour les droits de l’homme à l’ouverture de la 89e session de la CADHP
AC’est au King Fahd Palace de Dakar que s’est ouverte, ce jour, la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Représentant le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maître Moussa Sarr, a prononcé un discours aux accents à la fois historiques et prospectifs.
Dans une allocution marquée par le double anniversaire de l’adoption (1981) et de l’entrée en vigueur (1986) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Garde des Sceaux a tenu à rappeler les racines sénégalaises de ce texte fondateur. Il a rendu un hommage appuyé au juge Kéba Mbaye, qui présida en 1979 à Dakar le comité d’experts chargé d’élaborer l’avant-projet de la Charte, aux côtés du Président Léopold Sédar Senghor.
« Le Sénégal, terre de Téranga, de dialogue et des droits de l’homme, vous ouvre grand ses portes », a déclaré Maître Sarr, avant de saluer le président de la CADHP, le Dr Idrissa Sow, et l’ensemble des commissaires.
Le ministre a toutefois nuancé son propos en soulignant que cette 89e session se tenait dans un contexte international difficile, marqué par la remise en cause du multilatéralisme, des crises sécuritaires au Sahel et des conflits internationaux. Face à ces défis, il a appelé l’Afrique à ne pas considérer les droits de l’homme comme une contrainte, mais comme le prolongement des valeurs africaines de solidarité et de dignité.
Cinq priorités ont été soumises à la réflexion des participants : la mise en œuvre effective des décisions et recommandations, la protection de l’espace civique, la justice sociale et économique, l’indépendance de la justice, et enfin, la réponse aux défis nouveaux tels que l’intelligence artificielle et le changement climatique. Le ministre a conclu en déclarant officiellement ouverte la 89e session ordinaire de la Commission.
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