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Fête du 4 avril : Thiès n’est pas ingrat, mention spéciale au maire Dr Babacar Diop

La décentralisation de la fête de l’indépendance n’est nullement une idée nouvelle. Elle s’inscrit dans la vision éclairée du Président Léopold Sédar Senghor, qui en fit l’expérience dès le 4 avril 1979 à Thiès. Plus tard, en 2004, le Président Abdoulaye Wade tenta de la relancer, sans succès, en raison de tensions politico-judiciaires internes au Parti démocratique sénégalais (PDS).

En 2026, le Président Bassirou Diomaye Faye décide de renouer avec cette tradition. L’annonce est faite en conseil des ministres le 28 janvier, à moins de deux mois et demi de l’événement, ce qui est un véritable défi.

Un tel pari pour la ville de Thies n’est nullement impossible car ce dernier dispose déjà d’un plateau infrastructurel solide, bâti par des figures majeures de la ville, au premier rang desquelles Idrissa Seck.

À travers le projet emblématique des « chantiers de Thiès », ce dernier a insufflé une dynamique de modernisation qui a profondément transformé cette ville. Sous son magistère, Thiès est passé d’une agglomération désarticulée à une cité structurée, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Éclairage public modernisé, réseau de drainage performant, infrastructures routières structurantes, autant de réalisations ont redessiné la capitale du rail. La voie de contournement nord, la Promenade des Thiessois, les deux voies de Nguinth ou encore l’avenue Caen en sont des illustrations marquantes.

Cependant, après son départ de la tête de la ville de Thies, force est de reconnaître que ces réalisations ont souffert d’un déficit d’entretien et
de continuité. Progressivement, l’éclairage public a perdu de son éclat, tandis que les chaussées, faute de maintenance, se sont dégradées, affectant l’attractivité de la ville.

C’est dans ce contexte que l’arrivée de Babacar Diop, comme maire de la ville de Thies, a marqué un renouveau, porteur d’espoir.

Avec des moyens nettement plus limités que ceux dont disposait le bâtisseur Idrissa Seck, qui bénéficiait d’un financement étatique tout aussi colossal dans le cadre du programme 4/4/44, c’est cela la vérité historique ; il a su faire preuve d’ingéniosité et de pragmatisme pour redonner vie à Thiès. À travers une politique d’entretien et de réhabilitation, il a replacé l’éclairage public au cœur des priorités. Les routes dégradées ont été progressivement réparées, les nids-de-poule ont été patchés et rapiécés, les axes les plus détériorés font l’objet d’une réhabilitation systématique
Son ambitieux programme de pavage avance. La première phase, qui s’étend du lycée El Hadji Malick Sy à la Légion Centre-Ouest de la Gendarmerie nationale, en passant par la Brigade de recherche, le stade Maniang Soumaré et le supermarché Auchan, est bouclée.

Ironie du sort, depuis l’annonce de la célébration du 4 avril à Thiès, certains acteurs politiques, rejoints par des artistes longtemps absents de la scène, refont surface avec un objectif manifeste : minimiser, dénigrer, nier et invisibiliser les réalisations du maire Babacar Diop.

Ils tentent de réduire l’organisation de cet événement à une simple décision présidentielle, feignant d’ignorer les efforts de réhabilitation et de modernisation qui ont rendu ce choix possible. Une lecture pour le moins réductrice ! Car si un tel événement peut être organisé en seulement 66 jours, c’est bien parce que le cadre existe déjà ; les infrastructures héritées d’Idrissa Seck, consolidées et entretenues sous l’impulsion de Babacar Diop, le permettent. Voilà la réalité des faits !

Dans cette dynamique de contestation, certains artistes, invoquant leur non-association à l’événement, se permettent des attaques aussi injustes qu’infondées, feignant de ne pas savoir que le délai d’organisation, 66 jours, ne permet pas toujours une large concertation.

D’autres voix politiciens avancent que, parce qu’il a été élu pour agir, Babacar Diop ne saurait prétendre à la reconnaissance ni à des remerciements. Une posture très discutable car occultant l’importance de valoriser les efforts consentis au service de l’intérêt général.

Il apparaît dès lors évident qu’une entreprise de dénigrement est à l’œuvre. Mais elle se heurte à une réalité têtue : l’adhésion des Thiessois au travail acharné de leur maire. Par leur soutien constant, ils témoignent de leur satisfaction et de leur fierté envers un maire engagé, animé par une volonté sincère de redonner à Thiès tout son éclat.

Aux pourfendeurs, il convient de rappeler que l’heure n’est plus aux querelles politiciennes, mais à la mobilisation collective. Thiès fait face à un défi majeur, et c’est dans l’unité de ses fils et filles qu’il pourra être relevé.
À ce titre, il convient de saluer l’appel fédérateur du journaliste Abdoulaye Fofana Seck qui incarne l’attitude responsable attendue en pareilles circonstances. L’heure est à la convergence des énergies, non à la division.

Qu’ils prennent leur mal en patience : la fête sera une réussite. Toutes les caméras sont braquées sur Thiès, et les Sénégalais, d’ici et de la diaspora, seront témoins encore des avancées portées par le premier magistrat de la ville, le philosophe-Dr Babacar Diop, incontestablement.

El hadji Maodo Mbaye
Professeur de Philosophie

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