L’Assemblée nationale engage une session extraordinaire placée sous le signe des réformes et des investigations
Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a officiellement lancé la première session extraordinaire de 2026, marquée par une double ambition : l’adoption accélérée de réformes sociales majeures et le renforcement du contrôle de la gestion publique via six commissions d’enquête.
Sur le plan législatif, les députés examineront la refonte du Code du travail, du Code de la sécurité sociale, ainsi qu’un projet de loi encadrant la cybersécurité. Par ailleurs, deux révisions institutionnelles sont inscrites à l’ordre du jour : le renforcement de l’article 37 de la Constitution sur la déclaration de patrimoine et la réforme du régime des fonds spéciaux.
En parallèle, six enquêtes parlementaires sont ouvertes pour faire la lumière sur des secteurs sensibles. Elles concernent l’attribution des licences de pêche, les exonérations fiscales, la gestion du domaine public maritime et foncier, les cessions d’immeubles publics, l’utilisation des mécanismes financiers de type Total Return Swap sous les précédents mandats, ainsi que le programme « un étudiant, un ordinateur »
Ousmane Sonko a tenu à préciser que des concertations avec le ministère de la Justice ont permis d’éviter tout chevauchement avec des procédures pénales en cours. Les commissions disposeront de six mois pour rendre leurs conclusions, tandis que le volet législatif devra être bouclé dans le délai contraint de quinze jours.
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