Face à la « déconstruction » du régime, le FDR passe à l’offensive judiciaire et populaire
Le FDR ne compte pas en rester aux simples communiqués. Lors de sa conférence de presse de ce vendredi, la coalition de l’opposition a franchi une nouvelle étape en saisissant la Cour Suprême pour forcer le gouvernement à organiser les élections territoriales dans les délais légaux.
Cette offensive judiciaire intervient alors que le gouvernement tarde à fixer le montant de la caution, une manœuvre qualifiée de « mépris organisé des textes » par le Front.
Au-delà de l’aspect technique, le FDR a livré une charge virulente contre la gouvernance du régime en place, qu’il accuse de « boulimie de pouvoir » et d’ »incapacité notoire ». L’opposition dénonce un exécutif qui « abandonne » le peuple, en témoignant selon elle la hausse des prix, le chômage des jeunes et la gestion calamiteuse des fonds spéciaux.
Le FDR a également profité de cette tribune pour fustiger les divisions internes au sein du PASTEF, qu’il présente comme une menace pour la stabilité du pays.
En évoquant une « guerre de leadership », l’opposition cherche à cristalliser le mécontentement populaire pour se poser en alternative crédible. « Le Sénégal est trahi par ceux qui convoitent le suffrage », a martelé le Front, appelant à une mobilisation générale pour « ramener le Sénégal à l’endroit » et préparer l’alternance.
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