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L’ISEG conteste son inscription sur la liste noire de l’Enseignement supérieur et annonce des poursuites judiciaires

Dans un communiqué de presse rendu public ce 3 octobre 2026, l’Institut Supérieur d’Entrepreneurship et de Gestion (ISEG) rejette fermement ce qu’il considère comme des accusations portées contre lui et annonce son intention d’engager des procédures judiciaires pour défendre sa réputation.

L’établissement privé d’enseignement supérieur réagit ainsi aux informations récentes l’ayant placé sur une liste noire de la Direction de l’Enseignement supérieur. Une décision que l’ISEG juge « diffamatoire » et « contraire à la réalité ».

Un demi-siècle d’existence et des agréments revendiqués

Fondé il y a près de quarante ans, l’ISEG se présente comme un acteur historique de l’enseignement supérieur privé et de la formation professionnelle au Sénégal. L’institut affirme disposer « des éléments juridiques nécessaires à la poursuite de ses activités d’enseignement ».

L’établissement met en avant plusieurs titres de reconnaissance officielle : une habilitation de l’ANAQ-Sup pour la formation ouverte à distance, domaine dans lequel il exerce depuis 2008, ainsi qu’un agrément définitif obtenu dès 1996. Il souligne également que plusieurs de ses licences et masters ont bénéficié d’agréments ou d’accréditations du CAMES jusqu’à la période 2020-2021, et qu’il a développé des partenariats internationaux, notamment dans le cadre des programmes Erasmus Mundus et Erasmus Plus.

La question des campus de proximité

Au cœur des tensions se trouvent les campus de proximité que l’ISEG a développés à partir de 2010 dans différentes zones du Sénégal. L’établissement justifie cette politique par un objectif « pédagogique et social » : permettre aux étudiants des régions, des zones rurales et des banlieues, souvent privés des moyens de s’installer à Dakar, d’accéder à une formation supérieure de qualité grâce à l’enseignement à distance.

L’ISEG affirme que pour chacun de ces campus, « l’État, à travers la Direction de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a délivré des agréments provisoires ». Il précise par ailleurs que l’utilisation de ce type d’agrément « ne concernait pas uniquement l’ISEG ».

Une indignation et une riposte annoncée

L’établissement « conteste formellement » les accusations portées contre lui et se dit « profondément indigné » par des informations qu’il qualifie de diffamatoires. Il estime que son placement sur cette liste porte atteinte à son image, mais aussi à celle de ses enseignants, de son personnel, de ses étudiants et de ses « milliers de diplômés ».

Face à cette situation, l’ISEG annonce avoir saisi ses conseils nationaux ainsi que ses partenaires et conseils internationaux. Il déclare également avoir « décidé d’engager des procédures judiciaires devant les juridictions compétentes afin de faire valoir ses droits ».

Cette démarche vise, selon le communiqué, à « laver [son] honneur, à défendre les intérêts de [ses] étudiants et diplômés et à préserver l’image d’une institution qui a contribué, depuis plusieurs décennies, à la formation de professionnels au Sénégal ».

Un appel au dialogue

Tout en annonçant son intention de porter l’affaire devant la justice, l’ISEG réaffirme son « attachement au respect des institutions » et au « dialogue avec les autorités compétentes ». L’établissement se dit enfin engagé pour « la défense d’un enseignement supérieur de qualité, accessible et conforme aux exigences réglementaires ».

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