Nigeria : au moins 56 morts sur un marché après des frappes militaires, une enquête ouverte

Les frappes ont visé samedi le marché de Jilli, situé dans l’État de Yobe, près de la frontière avec l’État de Borno, alors que des avions militaires poursuivaient des combattants territoires dans la zone
Au moins 56 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors de frappes aériennes menées par l’armée nigériane sur un marché dans le nord-est du pays, ont rapporté plusieurs médias, tandis qu’une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances du drame.

Les frappes ont visé samedi le marché de Jilli, situé dans l’État de Yobe, près de la frontière avec l’État de Borno, alors que des avions militaires poursuivaient des combattants territoires dans la zone, selon des témoignages d’habitants et des organisations de défense des droits humains.

Dans un communiqué, l’armée de l’air nigériane a annoncé l’ouverture d’une enquête et le déploiement d’une équipe sur place afin d’examiner « ces allégations » et d’établir les faits.

Pour l’heure, difficile d’établir un bilan humain exact, un rapport sécuritaire préparé pour les Nations unies fait état d’au moins 56 morts et 14 blessés, tandis que l’ONG Amnesty International avance un bilan de plus de 100 morts et 35 blessés graves.

Plusieurs victimes ont été évacuées vers des structures hospitalières dans les villes de Geidam et Maiduguri, selon des sources locales.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est confronté depuis 2009 à une insurrection djihadiste initiée par le groupe Boko Haram et aggravée par l’émergence de factions dissidentes, dont l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Ce type d’incident n’est pas isolé, ğar le passé, des frappes aériennes menées dans le cadre d’opérations antiterroristes ont déjà entraîné la mort de civils. En juin 2025, au moins 20 civils avaient été tués dans une frappe dans l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du pays, tandis qu’en février de la même année, six civils avaient perdu la vie dans l’État de Katsina lors d’une opération similaire.

Les enquêtes ouvertes après ces incidents débouchent rarement sur des conclusions publiques ou des poursuites, selon plusieurs observateurs.

aa.com

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