Nous assistons peut-être à la pire Coupe du monde de l’histoire du football avec deux principaux responsables

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, nous assistons peut-être à la pire Coupe du monde de l’histoire du football. Et les principaux responsables portent un nom : Gianni Infantino et Donald Trump.

Merci à Gianni Infantino d’avoir contribué à dénaturer cette compétition. Ce qui se passe actuellement aux États-Unis autour de la Coupe du monde est tout simplement lunaire. Infantino et son camarade Donald Trump donnent l’impression de se soucier bien davantage de leurs intérêts que du bon déroulement de la compétition et du bien-être des athlètes.

Les polémiques et les problèmes s’accumulent, et le premier responsable reste le président de la FIFA, Gianni Infantino.

Le meilleur arbitre de la CAF en 2025, Omar Abdulkadir Artan, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain. Résultat : il n’officiera pas lors de cette Coupe du monde.

Une décision incompréhensible. Véritable fierté nationale, il s’apprêtait à entrer dans l’histoire en devenant le premier arbitre somalien à participer à une Coupe du monde. Au lieu de fouler les pelouses du plus grand tournoi de la planète, il est contraint de faire demi-tour. Et le plus inquiétant, c’est qu’il est loin d’être un cas isolé.

Des joueurs professionnels ont également rencontré des difficultés administratives. C’est notamment le cas de Breel Embolo, qui aurait été confronté à un problème de visa. On parle pourtant d’un joueur international participant à la compétition.

L’équipe iranienne, quant à elle, devra quitter le territoire américain pour rejoindre le Mexique après chacun de ses matchs. Le photographe officiel de la sélection ne pourra pas entrer aux États-Unis, tandis que plusieurs membres du staff se sont également vu refuser l’accès au territoire américain.

J’imagine difficilement les contraintes que devront supporter les joueurs iraniens, contraints à des déplacements permanents. Ces conditions risquent d’affecter leur préparation sportive.

Je n’avais encore jamais vu une telle situation pour un pays organisateur d’une compétition aussi prestigieuse que la Coupe du monde.

Sans parler de la sélection congolaise, qui pourrait être soumise à des mesures sanitaires liées au risque d’Ebola à son arrivée aux États-Unis, alors que plusieurs joueurs ne résident même pas en RDC.

Avec tous ces éléments, on peut légitimement se demander si l’organisation d’un événement aussi important dans un contexte politique aussi tendu était la meilleure décision.

Entre les opérations menées par l’ICE contre les immigrés, les tensions politiques internes et les différends diplomatiques avec certains pays participants, notamment l’Iran, l’atmosphère autour de cette Coupe du monde semble déjà fortement perturbée.

Le football est censé rassembler et dépasser les clivages politiques. Pourtant, aujourd’hui, sport et politique paraissent plus entremêlés que jamais.

Pour ma part, je comprends ceux qui envisagent un boycott de cette Coupe du monde. À mes yeux, retirer l’organisation des matchs prévus aux États-Unis et les délocaliser vers le Mexique ou le Canada serait une option qui mérite d’être étudiée.

Parce qu’à l’heure actuelle, la situation ressemble à un véritable chaos.

Du jamais vu pour une Coupe du monde.

Alejandro Ramirez

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