Réforme du Code électoral : des députés non-inscrits renoncent à saisir le Conseil constitutionnel
Malgré leurs réserves sur la réforme du Code électoral adoptée dans un climat tendu, plusieurs députés non-inscrits ont décidé de ne pas saisir le Conseil constitutionnel. Une décision justifiée par des contraintes non précisées et un contexte politique en pleine évolution.
Des députés non-inscrits de l’Assemblée nationale ont choisi de ne pas engager de recours devant le Conseil constitutionnel après l’adoption controversée de la réforme du Code électoral. Dans un communiqué publié tard dans la soirée du 3 mai 2026, des figures telles que Amadou Ba, Maguette Sene ou encore Ndèye Saly Diop Dieng évoquent des « contraintes indépendantes de leur volonté », sans en détailler la nature.
Cette position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour du texte porté par des députés du groupe PASTEF. Les signataires du communiqué expriment clairement leurs réserves, notamment sur la procédure d’adoption ainsi que sur certaines implications juridiques de la réforme, en particulier en matière de sécurité juridique.
Sans pour autant enclencher un bras de fer institutionnel, ces parlementaires estiment avoir pleinement joué leur rôle lors des débats à l’hémicycle. Ils affirment avoir défendu leurs positions tout au long du processus législatif, tout en reconnaissant le rapport de force ayant permis à la majorité de faire adopter le texte.
En filigrane, cette décision semble également s’inscrire dans une dynamique politique plus large. Les députés font référence à l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye, qui a évoqué la présentation prochaine d’un projet de réforme plus global du Code électoral. Un élément que les signataires jugent déterminant avant toute initiative contentieuse.
Dès lors, la responsabilité est renvoyée à l’exécutif. Les députés rappellent que le chef de l’État détient la prérogative de promulguer la loi, mais aussi celle d’impulser une réforme d’ensemble. Ils appellent ainsi à un futur texte plus inclusif, capable de fédérer un large consensus et de répondre aux exigences démocratiques.
Le communiqué est signé par plusieurs députés non-inscrits, dont Rokhaya Camara, Anta Babacar Ngom Diack, Adama Diallo, Mbaye Dione, Nafi Kane, Birima Mangara, Moussa Sarr, Thierno Alassane Sall, Tahirou Sarr et Tafsir Thioye.
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