Hommage à Omar Pene : le grand artiste qui chante par amour et avec désintéressement
Enfant, je chantonnais déjà des morceaux d’Omar Pene, du moins c’est ce que ma mère m’a raconté. C’est peut-être de là qu’est né mon amour pour ce grand homme, ce monument de la musique. Et cet amour m’a accompagné jusqu’à aujourd’hui.
Je me souviens de l’épreuve d’anglais oral au BFEM. L’examinateur m’avait demandé :
— Qui est ton chanteur préféré ?
— Omar Pene !
— Pourquoi ?
— Parce qu’il chante bien et que ses chansons éduquent !
— Quelle est sa dernière chanson ?
— Sa dernière chanson, c’est Miamba !
Bien sûr, je m’étais débrouillé pour répondre en anglais (rires).
Plus je grandissais, plus j’écoutais ses chansons, et plus je découvrais l’homme. Omar Pene fait partie de ces artistes qui pratiquent leur art par amour et avec désintéressement. Qui l’a déjà vu faire du sambay mbayaan — ces louanges excessives et intéressées, souvent utilisées pour obtenir des faveurs ? Jamais.
Il chante ses amis, ses parents, ses compagnons, sa femme. Il chante les jeunes, l’Afrique, l’armée, les étudiants, les médecins, l’équipe nationale, l’excellence, la société. Il a même chanté les animaux, comme le cheval et son utilité.
Ses textes, c’est : la conscientisation, la reconnaissance, la fidélité, l’engagement, la dénonciation, la moralisation, l’appel à l’unité… Le tout porté par un message fort, une maîtrise du verbe et un talent rare.
Je ne l’ai rencontré qu’une seule fois, c’était en 2014 (voir photo). Je passais devant sa maison et, par coïncidence, il garaît justement sa voiture. Avec mes amis, nous lui avons demandé une photo, ce qu’il a accepté volontiers.
Nous avons jugé nécessaire de lui rendre hommage pendant qu’il est encore temps. Nous lui souhaitons une longue vie. Que son œuvre, ses qualités humaines et son amour pour la patrie puissent inspirer davantage les générations actuelles et futures.
Coumba Ndoffène Diouf
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