Résumé de l’entretien d’Ousmane SONKO en sept points
Lors de son entretien du 16 août 2026, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a abordé plusieurs sujets brûlants de l’actualité.
PATRIMOINE ET TRANSPARENCE
Face aux interrogations sur sa fortune personnelle, Sonko a détaillé ses biens : « un salaire, deux véhicules et une maison cédée à ses épouses et enfants. Il a lancé un défi à ses détracteurs : « Je lance un défi. Qu’ils sortent autre chose », tout en affirmant avoir toujours fait sa déclaration de patrimoine dans ses différentes fonctions.
HAUSSE DES PRIX DES CARBURANTS
Sonko a vivement réagi à l’augmentation des prix des carburants, intervenue le 15 août, qu’il qualifie d’ajustement structurel en cours » plutôt que de mesure conjoncturelle. Il affirme que le président Diomaye lui avait assuré qu’aucune restructuration n’était envisagée et soutient que d’autres hausses pourraient suivre.
FONDS POLITIQUES
Sur la question des fonds dits spéciaux (ou fonds secrets ou fonds politiques), Sonko reste sur sa position : transparence et contrôle, rejetant tout recours ou référendum.
Il affirme pouvoir « justifier chaque centime dépensé » lorsqu’il était à la Primature et précise avoir interdit les paiements en espèces. Sonko rappelle que son parti défend l’encadrement de ces fonds depuis sa création en 2014.
Il a par ailleurs démenti les affirmations selon lesquelles l’enveloppe des fonds politiques de la Primature s’élevait à 1,770 milliard de francs CFA par trimestre, précisant qu’il s’agit d’un montant annuel et non mensuel ou trimestriel.
« DOSSIER CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL (CESE) »
Relancant les accusations concernant la gestion de l’ancien Conseil économique, social et environnemental (CESE), il s’est appuyé sur un « rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) ». Il affirme que plus de 2,136 milliards de francs CFA ont été perçus en main propre et gérés de manière irrégulière via l’ouverture non réglementaire de comptes et de fonds spéciaux sous la présidence d’Aminata Touré.
COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
Sonko a annoncé que deux commissions d’enquête parlementaires seraient mises en place, notamment sur le foncier, secteur où il affirme que « 90 % » des lotissements ne respectent pas la loi. Il insiste sur l’impartialité de ces commissions, qui « n’épargne personne, même ceux qui sont de Pastef », rejetant toute accusation de règlement de comptes.
Il dénonce également des pressions de « lobbies et d’une société civile encagoulée » pour protéger des « gros bonnets » et entraver les enquêtes.
ENJEUX DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET PERSPECTIVES
Ousmane Sonko a souligné le rôle clé du Parlement, avertissant que si son parti, le PASTEF, venait à perdre le contrôle de l’Assemblée nationale, le pays irait «vers le gouffre».
RELATION AVEC LE PRÉSIDENT DIOMAYE
Sonko est revenu sur sa rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye, qu’il attribue à des divergences sur la transparence, la bonne gouvernance et la souveraineté sur les ressources nationales. Il affirme avoir dit au président qu’il fallait respecter « nos engagements ».
Malgré cette rupture politique, il maintient un « dialogue entre institutions », avec le chef de l’État pour les affaires administratives. Il se dit prêt à répondre à appel du Président, dans le sens de leur engagement, pour participer à l’avancée du gouvernement.
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