L’interdit clair du recours aux devins : de la simple consultation à la mécréance

Savez-vous que le simple fait d’interroger un devin prive votre prière d’acceptation pendant 40 jours ? Et que croire en ses paroles est un acte de mécréance envers le Coran ? Malgré ces avertissements clairs, rappelle Imam Kanté, le Sénégal subit une épidémie silencieuse “shirkogène” : des devins rois sur les réseaux, des familles qui vous y poussent, des sacrifices étranges, des offrandes aux jinns…

Ci-dessous, il nous interpelle sur l’ampleur des dégâts spirituels et relationnels de ce phénomène.

« Salam, paix sur vous

‎1. Interdiction claire d’aller voir un devin

Hadith

‎‎مَنْ أَتَى عَرَّافًا فَسَأَلَهُ عَنْ شَيْءٍ لَمْ تُقْبَلْ لَهُ صَلَاةٌ أَرْبَعِينَ لَيْلَةً».

‎[صحيح] – [رواه مسلم] – [صحيح مسلم: 2230]

‎‎« Quiconque se rend auprès d’un voyant et l’interroge au sujet de quoi que ce soit, sa prière n’est pas acceptée durant quarante jours. »

‎Il en vient que le simple fait d’y aller et de consulter est déjà un péché grave, même sans croire.

‎2. Croire le devin : péché beaucoup plus grave

‎Hadith

‎‎عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رضي الله عنه، عَنْ النَّبِيِّ ﷺ قَالَ: «مَنْ أَتَى كَاهِنًا، أَوْ عَرَّافًا، فَصَدَّقَهُ بِمَا يَقُولُ، فَقَدْ كَفَرَ بِمَا أُنْزِلَ عَلَى مُحَمَّدٍ ﷺ»

‎« Celui qui va voir un devin et croit en ce qu’il dit a mécru en ce qui a été révélé à Muhammad. » (Ahmad ibn Hanbal, Abu Dawud et At-Tirmidhi – hadith authentifié)

‎Quoi de plus clair et explicite ? Et pourtant nombre de sénégalaises et de sénégalais vont voir ces devins, voyants et autres purs charlatans sous le prétexte de : damay niaanlou ji ! damay aar sama bop ! J’en ai vu beaucoup mais kii moom loumou la wax dankoy guiss ! dafmay defal listikhaara !

‎Et il y a toujours un parent (homme ou femme) un ami, un voisin, etc, qui ne cesse de vous « conseiller » d’y aller si vous êtes réticent. Ce qui fait que le Sénégal a un taux relativement élevé de devins par habitants ! Et à l’ère des réseaux sociaux, les devins règnent en maîtres. Un climat « shirkogène » comme anxiogène est créé et entretenu activement par les parties prenantes.

‎ Les clients de ces devins sont prêts à tout pour obéir servilement et sans retenue, ce qui relève du chirk à ces devins auxquels ils donnent toutes sortes de biens en nature comme en espèces. Le devin leur prescrit des obligations qu’ils respectent à la lettre : sacrifice d’animaux, aumônes étranges, bains bizarres, etc. Des offrandes sont faites avec du sang de bêtes égorgées, des denrées alimentaires, etc à des sources d’eau (fleuve, mer), des puits, dans la brousse, etc pour satisfaire les jinns ou rab qui seraient les propriétaires ou gardiens de ces choses…

‎Les dégâts au plan individuel en termes de perte d’autonomie spirituelle, de perte de confiance en Allah (SWT), de dépendance psychique à l’égard du devin et au plan des relations interpersonnelles sont catastrophiques : méfiance, accusation, suspicion dans la famille, dans le quartier, dans le village, au travail, etc.

‎Afin que nul n’en ignore.

‎Yâ Allah, préserve-nous de toute forme de chirk grand ou petit, subtil ou flagrant. »

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